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Nikkor Z 120-300mm f/2.8 : le nouveau roi de la photographie sportive ?

Nikon enrichit sa gamme d’objectifs professionnels avec le nouveau Nikkor Z 120-300mm f/2.8 TC VR S, un télézoom particulièrement ambitieux qui associe une ouverture constante de f/2,8, un téléconvertisseur 1,4x intégré et une stabilisation pouvant atteindre 6,5 stops. Conçu pour les photographes de sport et d’action, ce nouvel objectif permet de couvrir une plage focale de 120 à 420 mm sans changer d’optique, tout en promettant une qualité d’image digne des meilleures focales fixes. Il succède au prestigieux Nikkor AF-S 120-300mm f/2.8 de 2020, avec une conception entièrement repensée pour les hybrides Nikon Z.

Un zoom 120-300 mm f/2,8 taillé pour la photographie d’action

Avec le Nikkor Z 120-300mm f/2.8 TC VR S, Nikon entend répondre aux exigences des photographes professionnels confrontés à des sujets rapides et imprévisibles. Officiellement annoncé le 29 octobre 2026, ce télézoom rejoint la prestigieuse série S-Line, qui rassemble les optiques les plus ambitieuses du fabricant japonais en matière de qualité optique, de construction et de performances.

Sa plage focale de 120 à 300 mm constitue une alternative particulièrement intéressante aux traditionnels téléobjectifs fixes de 300 mm f/2,8. Là où une focale fixe impose au photographe de modifier sa position ou de recadrer ses images, le nouveau zoom Nikon permet d’adapter instantanément le cadrage à l’évolution de la scène sans sacrifier la qualité d’image. Cette polyvalence prend tout son sens en photographie sportive. Sur un terrain de foot, le photographe peut réaliser un portrait serré d’un joueur à 300 mm, puis revenir rapidement à 120 mm pour photographier une action collective ou une célébration. Le même avantage se retrouve lors des compétitions de basketball, de tennis, de hockey ou de sports mécaniques, où la distance avec les sujets évolue constamment.

L’ouverture maximale constante de f/2,8 représente un autre atout majeur. Elle permet de conserver une luminosité identique sur toute la plage focale, facilitant l’utilisation de vitesses d’obturation élevées, même dans les environnements difficiles. Dans un gymnase ou un stade faiblement éclairé, cette grande ouverture contribue à limiter la montée en ISO tout en conservant des vitesses suffisantes pour figer les mouvements. Elle favorise également une faible profondeur de champ, particulièrement recherchée pour isoler les sportifs de leur environnement. À 300 mm et f/2,8, il devient possible de détacher efficacement un athlète des tribunes ou des panneaux publicitaires situés à l’arrière-plan.

Avec sa plage focale polyvalente de 120 à 300 mm et son ouverture constante de f/2,8, le Nikon Nikkor Z 120-300mm f/2.8 TC VR S permet d’adapter instantanément le cadrage à l’action, tout en conservant une excellente luminosité pour figer les mouvements et isoler les sujets de l’arrière-plan.

Un téléconvertisseur 1,4x intégré pour atteindre 420 mm

L’objectif Nikkor Z 120-300mm f/2.8 TC VR S devient le premier zoom à ouverture constante f/2,8 du marché à bénéficier d’un téléconvertisseur 1,4x directement intégré. Grâce à un levier placé sur le fût, il est possible d’activer facilement sans retirer l’objectif du boîtier. La plage focale passe alors de 120-300 mm à 168-420 mm, tandis que l’ouverture maximale évolue de f/2,8 à f/4. Cette solution présente de nombreux avantages par rapport à un téléconvertisseur externe. Le photographe n’a plus besoin de démonter son matériel pour augmenter sa portée, une manipulation qui peut faire perdre de précieuses secondes au moment décisif. Elle évite également d’exposer inutilement le capteur à la poussière lors des changements d’accessoires. 

L’intérêt est particulièrement évident en photographie animalière. Un photographe installé dans un affût peut commencer par photographier un mammifère à 200 mm, puis activer instantanément le multiplicateur lorsque l’animal s’éloigne. À 420 mm, il bénéficie d’un cadrage nettement plus serré sans avoir à déplacer son matériel ou à perturber son sujet. La perte d’un diaphragme liée à l’activation du téléconvertisseur reste relativement modérée. Avec une ouverture maximale de f/4 à 420 mm, le Nikkor conserve une luminosité suffisante pour les scènes d’action et les conditions de lumière changeantes. Il faut également rappeler que le téléconvertisseur augmente la focale réelle, mais ne modifie pas la distance de mise au point minimale. Cette particularité permet ainsi d’améliorer le rapport de reproduction maximal, qui passe de 0,18x à 0,25x avec le multiplicateur activé.

Facilement accessible grâce à un levier ergonomique placé sur le fût de l’objectif, le téléconvertisseur 1,4x intégré au Nikon Nikkor Z 120-300mm f/2.8 TC VR S permet de passer instantanément à une plage focale de 168 à 420 mm, sans démonter l’optique ni interrompre la prise de vue.

Qualité d’image de premier ordre

Pour assurer une restitution détaillée sur l’ensemble de la plage focale, Nikon a développé une formule optique particulièrement élaborée. Le Nikkor Z 120-300mm f/2.8 TC VR S intègre pas moins de 30 lentilles réparties en 24 groupes, dont huit lentilles en cinq groupes pour le téléconvertisseur intégré. Cette construction fait appel à plusieurs lentilles techniques, destinées à limiter les aberrations chromatiques, à améliorer la résolution et à préserver la qualité des images jusque dans les angles. 

On retrouve notamment une lentille ED à faible dispersion, une lentille Super ED, un élément en fluorite, un verre asphérique et un élément SR (Short-wavelength Refractive). Ce dernier est spécialement conçu pour contrôler la dispersion des courtes longueurs d’onde, notamment dans le bleu et le violet, afin de réduire les franges colorées qui peuvent apparaître sur les contours fortement contrastés, notamment avec un téléobjectif lumineux. À f/2,8, les aberrations optiques peuvent en effet devenir visibles sur les détails fins, notamment les vêtements blancs des sportifs, les plumes d’un oiseau ou les branches photographiées à contre-jour. Nikon cherche ainsi à préserver un haut niveau de netteté et de contraste dès la pleine ouverture. Le diaphragme circulaire à neuf lamelles contribue pour sa part à produire des transitions douces entre les zones nettes et floues. Le constructeur annonce ainsi un rendu comparable à celui d’une focale fixe haut de gamme. Cette promesse devra naturellement être vérifiée lors des premiers tests, notamment à 300 mm et avec le téléconvertisseur activé. Associé à la longue focale et à la grande ouverture, il devrait permettre d’obtenir un bokeh particulièrement agréable pour les portraits sportifs et animaliers. 

L’objectif Nikkor Z 120-300mm f/2.8 TC VR S bénéficie également des traitements ARNEO et Meso Amorphous Coat, la technologie antireflet de Nikon la plus performante à ce jour. L’association de ces deux traitements vise à réduire efficacement les reflets, les images fantômes et les pertes de contraste lorsque des sources lumineuses intenses se trouvent dans le champ ou à proximité du cadre. Cette protection prend toute son importance dans les stades éclairés par de puissants projecteurs, lors des compétitions en intérieur ou pour photographier des animaux à contre-jour. Le traitement au fluor appliqué sur la lentille frontale facilite quant à lui l’élimination des éclaboussures, des poussières et des salissures.

Grâce à sa formule optique de pointe couplée aux traitements antireflets Meso Amorphous Coat et ARNEO, le Nikon Nikkor Z 120-300mm f/2.8 TC VR S limite efficacement les reflets parasites, les images fantômes et les aberrations chromatiques pour préserver un contraste élevé, même dans les situations de contre-jour.

Autofocus rapide et silencieux 

Pour exploiter pleinement les possibilités de ce télézoom, Nikon a intégré son système de mise au point Silky Swift VCM, déjà employé sur plusieurs objectifs professionnels de la gamme Z. Cette technologie repose sur des moteurs à bobine mobile, capables de déplacer rapidement et avec précision les groupes optiques responsables de la mise au point. L’objectif exploite un système autofocus multigroupe associé à un algorithme de contrôle optimisé pour une mise au point particulièrement réactive, capable de suivre les déplacements rapides et imprévisibles des sportifs, des animaux ou des véhicules. 

Cette motorisation doit notamment permettre d’exploiter les performances des hybrides professionnels comme les Nikon Z8 et Z9, dont les systèmes autofocus avancés peuvent identifier et suivre automatiquement différentes catégories de sujets. Le moteur de l’objectif doit alors assurer des changements de distance rapides pour maintenir la netteté, même lorsque le sujet se rapproche ou s’éloigne brusquement. Le Nikkor Z 120-300mm f/2.8 TC VR S dispose également d’un limiteur de mise au point permettant de sélectionner la plage complète ou de restreindre la recherche entre 6 mètres et l’infini. Cette dernière option se révèle particulièrement utile en photographie sportive ou animalière, puisqu’elle évite à l’autofocus de rechercher inutilement des sujets trop proches. La distance minimale de mise au point varie selon la focale utilisée. Elle est de seulement 98 cm à 120 mm, contre 2 mètres à 300 mm. Ces valeurs offrent une certaine polyvalence pour photographier des sujets relativement proches, même si l’objectif n’a naturellement pas vocation à remplacer une véritable optique macro.

Grâce à sa motorisation autofocus Silky Swift VCM et à son système de mise au point multigroupe, le Nikon Nikkor Z 120-300mm f/2.8 TC VR S assure un suivi rapide et précis des sujets en mouvement, même lors de changements brusques de direction ou de distance. Un atout majeur pour saisir les instants décisifs en photographie sportive et animalière.

Stabilisation optique jusqu’à 6,5 stops

La stabilisation constitue une autre évolution majeure de l’objectif Nikkor Z 120-300mm f/2.8 TC VR S. Le fabricant annonce une compensation pouvant atteindre 6,5 stops grâce à la technologie Synchro VR, qui coordonne les mouvements du système de stabilisation optique et ceux du capteur des hybrides compatibles. Cette performance, mesurée à 300 mm sur un Nikon Z6 III avec le téléconvertisseur désactivé, représente une amélioration notable par rapport aux quatre stops annoncés pour l’ancien AF-S 120-300mm f/2.8. 

Concrètement, une telle stabilisation peut faciliter la capture à main levée avec des vitesses d’obturation réduites, notamment pour les portraits, les scènes relativement statiques ou les prises de vue réalisées en faible lumière. Elle représente également un avantage pour le cadrage à longue focale. À 300 ou 420 mm, les plus petits mouvements du photographe peuvent entraîner des déplacements importants dans le viseur. En réduisant ces vibrations, le système VR facilite le suivi des sujets et la composition des images. Il convient néanmoins de distinguer les mouvements du photographe de ceux du sujet. Même avec une stabilisation particulièrement performante, une vitesse d’obturation élevée reste indispensable pour figer un sportif en pleine course ou un oiseau en vol.

Conception allégée de plus de 500 grammes

Malgré l’intégration du téléconvertisseur, Nikon est parvenu à réduire sensiblement le poids de son nouveau télézoom. Le Nikkor Z 120-300mm f/2.8 TC VR S affiche 2,7 kg sur la balance, contre 3,2 kg pour son prédécesseur en monture F. Cette réduction de 515 grammes représente un gain d’environ 16 %, particulièrement appréciable pour les photographes qui travaillent durant plusieurs heures avec leur matériel. Pour parvenir à ce résultat, Nikon a notamment optimisé la conception des éléments optiques et simplifié certains mécanismes internes. L’utilisation de lentilles plus fines et de motorisations modernes contribue à limiter la masse de l’ensemble sans renoncer à une formule optique de pointe. L’objectif conserve néanmoins des dimensions imposantes, avec une longueur de 353 mm pour un diamètre externe de 128 mm. Il reste donc destiné à une utilisation professionnelle, où le poids et l’encombrement sont généralement secondaires face aux performances recherchées. 

Le Nikkor Z 120-300mm f/2.8 TC VR S bénéficie d’une construction en alliage de magnésium et de nombreux joints d’étanchéité destinés à limiter les infiltrations de poussière et d’humidité. Son collier de pied intègre directement une fixation compatible Arca-Swiss, permettant de l’installer sur de nombreuses rotules sans ajouter de plateau. Plusieurs commandes personnalisables permettent d’accéder rapidement aux réglages essentiels, tandis que le levier du téléconvertisseur est positionné pour être manipulé sans interrompre la prise de vue. L’objectif accepte des filtres avant de 112 mm, mais également des filtres à insérer de 46 mm à l’arrière. Cette seconde solution facilite l’utilisation de filtres spécialisés sans devoir investir dans des accessoires frontaux particulièrement volumineux et coûteux.

En complément de son filetage frontal de 112 mm, le Nikon Nikkor Z 120-300mm f/2.8 TC VR S dispose d’un porte-filtre arrière acceptant des filtres de 46 mm. Une solution pratique et économique pour utiliser des filtres spécialisés sans recourir à des accessoires frontaux particulièrement volumineux et coûteux.

Contrairement aux objectifs dont le fût s’allonge lorsque l’on modifie la focale, le nouveau Nikkor conserve une longueur constante entre 120 et 300 mm grâce à un zoom interne. Cette architecture favorise un meilleur équilibre du matériel, notamment lors de l’utilisation sur monopode. Elle limite également les mouvements d’air liés aux variations de volume du fût, ce qui peut contribuer à réduire l’entrée de poussières dans l’objectif.

Nikkor Z 120-300mm f/2.8 TC VR S vs AF-S 120-300mm f/2.8 : quelles évolutions ?

Le nouveau télézoom Nikon prend directement la succession de l’AF-S Nikkor 120-300mm f/2.8E FL ED SR VR, lancé en 2020 pour les reflex professionnels. Cet objectif s’était distingué par sa qualité optique et sa polyvalence, mais également par un poids particulièrement important. La nouvelle génération en monture Z ne se contente pas d’une simple adaptation. Elle introduit un téléconvertisseur intégré, une motorisation autofocus modernisée et une stabilisation nettement plus performante.

Caractéristiques Nikkor Z 120-300mm f/2.8 TC VR S AF-S 120-300mm f/2.8E
Monture Nikon Z Nikon F
Plage focale 120-300 mm 120-300 mm
Ouverture maximale f/2,8 f/2,8
Téléconvertisseur intégré 1,4x Non
Focale maximale avec TC intégré 420 mm f/4 Non
Formule optique 30 lentilles / 24 groupes 25 lentilles / 19 groupes
Stabilisation  Jusqu’à 6,5 stops Jusqu’à 4 stops
Poids 2 735 g 3 250 g

La différence la plus significative reste naturellement le téléconvertisseur intégré. Là où l’ancien modèle nécessitait l’ajout d’un multiplicateur externe pour dépasser 300 mm, le nouveau permet d’atteindre instantanément 420 mm à f/4. Il faut également souligner que le gain de poids est encore plus intéressant pour les utilisateurs d’hybrides Nikon Z. L’ancien modèle nécessite en effet une bague FTZ pour fonctionner sur ces appareils, ajoutant encore du poids et de l’encombrement.

Un concurrent du Canon RF 100-300mm f/2.8 L IS USM

Avec ce nouvel objectif, Nikon vient directement concurrencer le Canon RF 100-300mm f/2.8 L IS USM, lancé en 2023. Les deux optiques partagent une philosophie similaire : proposer la luminosité d’un 300 mm f/2,8 tout en offrant la polyvalence d’un zoom professionnel. Le Canon bénéficie d’une plage focale légèrement plus étendue, puisqu’il commence à 100 mm contre 120 mm pour le Nikon. Il se montre également un peu plus léger dans sa configuration d’origine, avec ses 2 590 grammes. 

En revanche, le Nikon prend l’avantage grâce à son téléconvertisseur intégré. Pour atteindre une focale comparable de 420 mm, le Canon nécessite l’ajout d’un multiplicateur RF 1,4x externe, impliquant de retirer temporairement l’objectif du boîtier. Cette différence peut s’avérer déterminante dans certaines situations où quelques secondes peuvent suffire pour manquer une action importante. Le Nikkor permet ainsi de conserver une grande flexibilité entre 120 et 420 mm sans interrompre la prise de vue. Il pourrait donc constituer une solution particulièrement séduisante pour les photographes qui souhaitent limiter les changements d’optiques et travailler avec un seul boîtier. 

Concurrent direct du nouveau Nikon, le Canon RF 100-300mm f/2.8 L IS USM associe une ouverture constante de f/2,8 à une plage focale légèrement plus étendue vers le grand-angle. Plus léger, il nécessite cependant l’ajout d’un téléconvertisseur externe pour atteindre 420 mm, là où le Nikon bénéficie d’un multiplicateur 1,4x directement intégré.

Notre premier avis sur le Nikon Nikkor Z 120-300mm f/2.8 TC VR S

Avec ce nouvel arrivant, le fabricant signe l’un de ses télézooms les plus ambitieux. L’association d’une ouverture constante de f/2,8, d’un téléconvertisseur intégré et d’une motorisation autofocus de dernière génération répond parfaitement aux besoins des photographes professionnels confrontés à des sujets rapides et imprévisibles. Pouvoir passer instantanément d’un 120 mm f/2,8 à un 420 mm f/4 sans changer d’optique représente un véritable gain de réactivité. La réduction de poids et la stabilisation améliorée renforcent encore cette polyvalence. Le tarif de 15 749 € constitue toutefois un obstacle considérable. À ce niveau de prix, le Nikkor Z 120-300mm f/2.8 TC VR S s’adresse à un public restreint, capable de rentabiliser cet investissement dans le cadre d’une activité professionnelle. 

Il reste également à vérifier les promesses de Nikon concernant la qualité optique, particulièrement ambitieuses pour un zoom aussi lumineux et équipé d’un téléconvertisseur. Si les performances annoncées se confirment, ce nouvel objectif pourrait rapidement devenir une référence pour la photographie sportive en monture Nikon Z, mais aussi une solution de premier ordre pour les photographes animaliers recherchant un maximum de flexibilité sans sacrifier la luminosité.

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Valentin Lefort

Valentin Lefort est journaliste spécialisé en photographie et fondateur de Vivre-de-la-photo.fr. Passionné par l’image depuis de nombreuses années, il partage son expertise à travers des guides, conseils techniques et tests de matériel destinés aussi bien aux débutants qu’aux photographes confirmés. Son approche mêle terrain, pédagogie et expérience professionnelle afin d’aider chacun à progresser et à développer sa créativité photographique.

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