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Astronomy Photographer of the Year 2025 : un voyage visuel aux confins du cosmos

Chaque année, le Royal Observatory Greenwich célèbre la beauté du ciel nocturne avec son prestigieux concours Astronomy Photographer of the Year. Pour sa 17ᵉ édition, les lauréats ont une nouvelle fois repoussé les limites de l’astrophotographie, offrant des images où rigueur scientifique et poésie visuelle se rencontrent. Du noyau incandescent de la galaxie d’Andromède aux arabesques colorées des aurores boréales, en passant par des visions inédites de la Lune et du Soleil, ces clichés primés révèlent un cosmos à la fois familier et insaisissable. 

Grand prix 2025 : Weitang Liang, Qi Yang et Chuhong Yu

Commentaire des jurys : l’une des forces majeures de cette image réside justement dans ce qu’elle choisit de ne pas montrer. La galaxie d’Andromède a déjà été capturée des milliers de fois, sous tous les angles et avec d’innombrables télescopes, au point qu’il semble difficile d’en révéler encore quelque chose de neuf. Pourtant, cette photographie y parvient avec brio : grâce à une composition audacieuse et inhabituelle, elle dévoile des détails inédits sans jamais occulter la grandeur d’ensemble de la scène.


Gagnant catégorie paysage céleste : Tom Rae

Commentaire des jurys : cette image a tout pour séduire. Elle frappe d’emblée par sa beauté saisissante : les couleurs éclatantes du ciel nocturne, des étoiles et du paysage se marient avec une rare intensité. Le photographe parvient à restituer une profondeur remarquable dans la Voie lactée, y compris dans les régions riches en hydrogène, sans jamais tomber dans l’excès. La lueur atmosphérique enveloppe délicatement le ciel, tandis que l’avant-plan terrestre apporte un équilibre parfait à la composition. Un cliché à la fois hypnotique et onirique, qui captive le regard dès le premier instant.


Gagnant catégorie notre soleil : James Sinclair

Commentaire des jurys : cette vue d’une minuscule portion de la surface solaire impressionne par la richesse de ses détails. Sa dimension presque abstraite illustre avec force le bouillonnement permanent de notre étoile et suggère toute la puissance de l’énergie de fusion qui l’anime.


Gagnant catégorie notre lune : Marcella Giulia Pace

Commentaire des jurys : les couchers de Lune sont souvent photographiés, avec leurs contours déformés par l’atmosphère. Mais cette image en révèle toute l’ampleur à l’extrême limite de l’horizon : le limbe lunaire y apparaît étiré, plissé, comme aspiré par une force gravitationnelle invisible. Pris isolément, un seul fragment de ce bord déformé serait déjà spectaculaire ; intégré à une séquence parfaitement construite, il se transforme en un récit visuel fascinant d’un phénomène quotidien que nous ne percevons presque jamais ainsi.


Gagnant catégorie aurore : Kavan Chay

Commentaire des jurys : réalisée en pleine tempête solaire de catégorie G5, cette vue panoramique saisit toute la puissance d’une aurore australe traversant les nuages au-dessus d’un littoral escarpé. L’image séduit par l’équilibre qu’elle instaure entre rigueur technique et intensité émotionnelle : la côte rocheuse, solide et sombre, contraste avec la lumière irréelle de l’aurore. Le soin apporté à l’assemblage du panorama et au traitement délicat du ciel révèle le savoir-faire du photographe. Fruit de longues heures de patience, ce cliché témoigne autant de la splendeur de la nature que de la persévérance de celui qui l’a capturée.


Gagnant catégorie planètes : Dan Bartlett

Commentaire des jurys : cette splendide image cométaire séduit par sa composition spectaculaire et la finesse de ses détails. La chevelure bleutée de l’astre contraste magnifiquement avec l’éclat orangé de l’étoile voisine, créant une harmonie saisissante. La queue sinueuse semble fendre le ciel nocturne avec la puissance d’un rugissement, évoquant la traînée flamboyante d’une fusée tout droit sortie du Flash Gordon de 1936.


Gagnant catégorie personnes et espace : Tom Williams

Commentaire des jurys : cette image rappelle qu’au moment où la Station spatiale internationale traverse le disque lunaire, des hommes et des femmes se trouvent bien à son bord. Depuis le premier vol habité de Youri Gagarine en 1961, la conquête spatiale a tellement progressé qu’elle peut parfois sembler banale. Pourtant, ce cliché nous rappelle que nous n’en sommes encore qu’aux premiers chapitres de notre odyssée cosmique. Il témoigne de notre statut d’explorateurs, de pionniers, et incarne une promesse d’avenir et d’espoir.


Gagnant catégorie ​​étoiles et nébuleuses : Distant Luminosity group

Commentaire des jurys : ce qui frappe dans cette image, c’est l’équilibre saisissant des détails à toutes les distances. Au premier plan, de délicats nuages gris de poussière interstellaire se mêlent à un champ d’étoiles locales. À l’arrière-plan immédiat, le Grand Amas d’Hercule se déploie avec une précision remarquable, jusque dans l’éclat de son noyau dense. Et au fond, pour compléter ce tableau, des dizaines de galaxies se révèlent peu à peu à l’œil attentif, rappelant la profondeur vertigineuse du Champ profond de Hubble. Portée par une mise au point d’une netteté exceptionnelle et des couleurs éclatantes, cette photographie s’impose naturellement parmi les plus belles de sa catégorie.


Cette 17ᵉ édition du concours Astronomy Photographer of the Year démontre une nouvelle fois à quel point l’astrophotographie peut conjuguer exigence scientifique et émerveillement artistique. Chaque image raconte une histoire singulière de notre rapport au cosmos, qu’il s’agisse d’une aurore éphémère, du passage de l’ISS ou d’un regard inédit sur une galaxie lointaine. Pour découvrir l’ensemble des clichés primés et plonger encore davantage dans cette galerie d’émerveillement, rendez-vous sur le site officiel du concours rmg.co.uk.

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