Matériel photo

Tamron lance son 18-300 mm pour hybrides Canon et Nikon APS-C

Avec son nouveau 18-300 mm f/3.5-6.3 Di III-A VC VXD, Tamron confirme son ambition : offrir aux photographes une optique universelle, capable de couvrir tous les usages sans compromis majeur. Déjà salué sur les montures Sony E et Fujifilm X, ce zoom extrême arrive enfin sur les hybrides APS-C à monture Canon RF et Nikon Z, avec une disponibilité annoncée pour fin août (Nikon) et fin septembre (Canon). De quoi changer la donne pour des milliers d’utilisateurs encore limités par le manque de polyvalence optique sur ces systèmes.

La promesse d’un zoom tout‑en‑un

Déjà disponible depuis plusieurs années pour les appareils Sony E et Fujifilm X (voir le Tamron 18-300 mm pour Sony), ce zoom Tamron offre une amplitude impressionnante de 18 à 300 mm, avec un zoom 16,6×. En équivalent plein format, cela représente une plage de 27 à 450 mm sur Nikon Z et 28,8 à 480 mm sur Canon RF. Avec une telle couverture, cet objectif permet d’alterner en un instant entre photographie de paysage, portrait, animalier, voire même de la macro, le tout sans changer d’optique. L’objectif s’adresse autant aux voyageurs qu’aux photographes amateurs à la recherche d’un outil unique pour capter des sujets variés, sans s’encombrer d’un sac rempli d’objectifs spécialisés. C’est cette capacité à s’adapter à presque toutes les situations qui a fait le succès de la version Sony dès 2021. L’adoption des montures RF et Z marque donc un tournant important pour Tamron, mais aussi pour les utilisateurs de ces écosystèmes souvent restreints aux optiques propriétaires.

Avec une amplitude record de 16,6×, ce Tamron 18-300 mm couvre tous les styles photographiques, du grand-angle au téléobjectif extrême, en passant par la macro.

Un autofocus rapide et silencieux

Pour garantir des performances cohérentes sur toute la plage focale, Tamron intègre son moteur VXD (Voice-coil eXtreme-torque Drive), un système linéaire à haute précision déjà utilisé sur plusieurs focales fixes et zooms haut de gamme de la marque. Ce moteur assure une mise au point rapide, précise et presque inaudible, même sur les longues focales.

Les performances en suivi AF sont excellentes, y compris sur des sujets en mouvement, ce qui permet d’utiliser l’objectif dans des situations dynamiques comme la photo de sport ou de faune. Couplé aux algorithmes AF des boîtiers Canon et Nikon, l’ensemble fonctionne avec une grande fluidité, rendant l’expérience utilisateur particulièrement agréable, même pour un zoom aussi extrême.

Doté d’un moteur VXD linéaire à haute précision, le Tamron 18-300 mm assure une mise au point fluide, rapide et quasiment inaudible, même en photo d’action.

Une stabilisation optique bienvenue

L’autre atout majeur de cet objectif est son système de stabilisation optique VC (Vibration Compensation), indispensable pour exploiter efficacement les longues focales, surtout à main levée. Il permet de gagner jusqu’à 3,5 stops, ce qui se traduit concrètement par une netteté accrue lors des prises de vue à basse vitesse ou en conditions de faible lumière.

Sur Canon RF, la stabilisation est physiquement désactivable via un commutateur dédié sur le fût de l’objectif. Sur Nikon Z, cette option n’est disponible que via le menu du boîtier, les optiques Tamron ne disposant pas encore d’interrupteur physique VC sur cette monture. Une différence ergonomique à noter, même si elle n’impacte pas les performances pures.

La stabilisation VC intégrée permet de gagner en netteté, surtout à main levée et aux longues focales.

Une construction adaptée aux usages terrain

Avec un poids d’environ 625 g pour Canon et 635 g pour Nikon, et une longueur d’environ 12,5 cm, le Tamron 18-300 mm reste relativement compact pour un zoom aussi ambitieux. Il n’est certes pas aussi léger qu’un petit télézoom, mais il reste facilement transportable et parfaitement équilibré avec un boîtier APS-C. Sa construction bénéficie en outre de plusieurs attentions bienvenues : traitement fluoré de la lentille frontale, joints d’étanchéité contre l’humidité, système de verrouillage du zoom pour éviter les déploiements accidentels lors du transport. Il est donc prêt à affronter les conditions de reportage, de randonnée ou de voyage photo. Le design reprend l’esthétique sobre et moderne des dernières optiques Tamron. L’ergonomie est globalement bien pensée, même si l’absence de bague de contrôle personnalisable ou de boutons programmables pourra décevoir les utilisateurs les plus avancés.  

Solide, tropicalisé et relativement compact, le Tamron 18-300 mm a été conçu pour affronter les contraintes du terrain. Avec ses joints d’étanchéité, son traitement fluoré et son système de verrouillage de zoom, il accompagne le photographe dans toutes ses aventures.

Une vraie capacité macro

Là où ce zoom surprend encore davantage, c’est par sa distance minimale de mise au point de seulement 15 cm à l’extrémité inférieure de l’objectif. À cette focale, cela permet d’obtenir un rapport de grossissement de 1:2, soit une macro très correcte, bien supérieure à ce que l’on trouve d’ordinaire sur un zoom grand public.

À 300 mm, la distance minimale de mise au point passe à environ 99 cm, avec un rapport de grossissement plus faible, mais toujours exploitable pour de la proxy-photographie. Cette souplesse permet de s’amuser avec les textures, les petits détails, les fleurs ou les insectes, sans changer d’optique.

Capable de faire le point à seulement 15 cm à 18 mm, l’objectif permet des gros plans très rapprochés avec un rapport de reproduction de 1:2.

Des performances optiques correctes 

La formule optique du Tamron 18-300 mm repose sur 19 éléments répartis en 15 groupes, avec plusieurs lentilles asphériques hybrides et à faible dispersion (LD). Ce schéma vise à limiter les aberrations chromatiques, le flare et la perte de netteté sur les bords, ce qui reste le talon d’Achille traditionnel des superzooms. Sur les versions Sony et Fujifilm qui utilisent exactement la même formule optique, la performance est très correcte au centre, avec un léger assouplissement des détails sur les bords, surtout à pleine ouverture ou à la focale maximale. En fermant à f/8, les résultats deviennent plus homogènes. 

Les distorsions sont logiquement présentes, notamment à 18 mm (en coussinet) et à 300 mm (en barillet), mais elles sont corrigées automatiquement par les boîtiers récents, ou aisément gérables en postproduction. Le vignettage est perceptible en grand-angle, mais s’atténue dès f/5.6. On ne parle donc pas d’un objectif de niveau professionnel en matière de piqué absolu, mais d’un outil extrêmement cohérent sur l’ensemble de sa plage, capable de produire des images propres, nettes et contrastées avec un minimum de concessions. 

Malgré sa plage focale étendue, le Tamron 18-300 mm délivre une qualité d’image solide, surtout au centre. Distorsions et vignettage sont présents mais bien contrôlés, tandis que les résultats deviennent plus homogènes dès f/8.

Un zoom pour combler un vide stratégique

Ce lancement prend tout son sens quand on considère l’offre actuelle des constructeurs. Canon, avec sa monture RF, ne propose pas de zoom aussi polyvalent en APS-C. Les hybrides R50, R10 ou R7 sont souvent vendus avec le RF-S 18-45 mm ou 18-150 mm, mais aucun n’approche les 300 mm. Nikon, de son côté, offre un Z DX 50-250 mm en complément du 16-50 mm, mais rien d’aussi universel en un seul bloc. Jusqu’ici, les utilisateurs étaient contraints d’utiliser des objectifs plein format (souvent lourds et chers), ou de passer par des solutions tierces avec bague d’adaptation.

L’arrivée du Tamron 18-300 mm change donc la donne, en apportant un vrai zoom de voyage moderne, natif pour ces systèmes. C’est aussi le premier objectif autofocus tiers pour Nikon Z APS-C, une étape importante dans l’ouverture du système. Tamron a prévu une commercialisation en deux temps : le 28 août 2025 pour Nikon Z, et le 26 septembre 2025 pour Canon RF. Les deux versions seront proposées à 579 €. 

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