Matériel photo

Tamron 35-100 mm f/2.8 : le zoom léger que tout le monde attendait

Avec le nouvel objectif Tamron 35-100mm f/2.8 Di III VXD, le constructeur japonais propose un zoom polyvalent pensé pour le photographe exigeant soucieux de concilier compacité, polyvalence et haut niveau de performances optiques. Conçu pour les hybrides plein format à monture Sony E et Nikon Z, il offre une alternative compacte tout en conservant une ouverture généreuse de f/2.8 sur toute la plage focale. Pensé pour couvrir l’essentiel des besoins sur le terrain, du portrait serré aux scènes de reportage en passant par la photographie de voyage, ce 35-100 mm ambitionne d’offrir une grande souplesse sans sacrifier la qualité d’image. 

Un format et un gabarit qui flirtent avec l’idéal

Ce qui frappe immédiatement avec ce Tamron 35-100mm f/2.8, c’est sa taille et son poids maîtrisés. À peine plus long et lourd qu’un classique Tamron 28-75 mm f/2.8 Di III VXD, il mesure environ 119,2 mm en monture Sony et 121,5 mm en monture Nikon, avec un poids respectif de 565 g et 575 g. Autant dire qu’il se glisse sans effort dans un sac photo, sans alourdir inutilement un boîtier hybride déjà compact. Il a ainsi été pensé comme une alternative directe au Tamron 35-150 mm f/2-2.8 Di III VXD, très apprécié par les photographes professionnels mais souvent jugé trop lourd et encombrant. Le nouveau Tamron 35-100mm f/2.8 se veut ainsi nettement moins massif tout en restant suffisamment polyvalent pour couvrir la majorité des scénarios avec une grande ouverture constante de f/2.8. 

Compact et léger, le Tamron 35-100 mm f/2.8 Di III VXD reprend l’esprit du 28-75 mm tout en offrant une plage focale plus orientée portrait. Conçu comme une alternative plus maniable au 35-150 mm f/2-2.8, il privilégie l’équilibre et la portabilité sans renoncer à l’ouverture f/2,8 constante.

La plage focale 35-100 mm est l’une des plus sensées pour quiconque s’intéresse au portrait, au reportage ou à la photo de voyage. Le 35 mm ouvre sur un champ de vision ample mais naturel, parfait pour les scènes de rue, les ambiances ou les portraits environnementaux. Au contraire, le 85 mm qui se situe confortablement au sein de cette plage, est un classique pour les portraits serrés, offrant un rendu flatteur des traits sans distorsion prononcée. Enfin, le 100 mm devient un outil idéal pour isoler ses sujets, rapprocher les détails et travailler la profondeur de champ. En pratique, cette plage ne cherche pas à couvrir tout le spectre photographique comme le ferait un 24-105 mm ou un 24-70 mm standard, mais plutôt à cibler précisément les focales qui comptent pour de nombreux professionnels et passionnés, surtout en portrait. Ce choix se ressent dans l’ergonomie, la construction et même la manière dont l’objectif rend le bokeh.

Performances optiques : promesse tenue ou simple compromis ?

Derrière sa silhouette élégante, le Tamron 35-100mm f/2.8 adopte une conception optique complexe, avec 15 éléments répartis en 13 groupes. Il comprend deux éléments asphériques, un élément asphérique à faible dispersion, un élément à faible dispersion et un élément à très faible dispersion. Les premiers retours de tests montrent que ce zoom étonne par la netteté qu’il restitue dès la pleine ouverture, une caractéristique qui n’est pas toujours acquise sur les zoom lumineux. Sur l’ensemble de la plage focale, la sensation de piqué est très bien marquée dès f/2.8, avec une belle finesse des détails. Cela se vérifie particulièrement à 35 mm, où le centre d’image brille par sa netteté à pleine ouverture, et où la fermeture du diaphragme n’apporte qu’une marge d’amélioration. Aux focales moyennes (autour de 70 mm) le piqué est encore plus cohérent, et les bords se comportent remarquablement bien même à f/2.8, avec une homogénéité qui se maintient jusqu’à f/8, offrant un excellent compromis entre profondeur de champ et définition.

Construction optique ambitieuse et piqué déjà très convaincant à f/2.8 : le 35-100 mm impressionne par son homogénéité du centre aux bords, particulièrement à 35 mm et autour de 70 mm, où netteté et micro-contraste répondent présents sans nécessiter de fermer le diaphragme.

Ce comportement harmonieux est un point fort inhabituel pour un zoom sur une plage focale aussi étendue. Sur beaucoup d’objectifs, on observe généralement une perte de précision entre les zones centrales et périphériques, ou une dégradation notable à l’extrémité supérieure du zoom. Ici, le Tamron se montre convaincant sur l’ensemble de la plage, et même à 100 mm, la netteté reste bonne à pleine ouverture, avec une légère amélioration du contraste et de l’homogénéité à f/4 ou f/5.6. 

L’ouverture constante à f/2,8 est un véritable atout pour sculpter l’arrière-plan et séparer les sujets de leur contexte. Le flou d’arrière-plan est très agréable, avec des transitions douces et fluides. Quelques légères imperfections chromatiques peuvent cependant apparaître dans les hautes lumières et en périphérie des zones floues. Ceci se manifeste sous la forme de franges colorées ou de cercles légèrement déformés à la focale supérieure du zoom, un léger compromis face à certaines optiques fixes premium mais qui reste visuellement plaisant pour la plupart des applications photographiques. 

L’objectif Tamron 35-100 mm offre des transitions progressives entre netteté et flou, avec un dégradé subtil qui valorise le sujet sans brusquer l’arrière-plan et renforce la sensation de relief dans l’image.

La distorsion optique est présente, notamment sous la forme de coussinage à 100 mm, mais elle reste bien gérée et facilement corrigible en post-traitement ou via les profils intégrés des boîtiers modernes. Le vignettage est perceptible à 35 mm à pleine ouverture, mais là encore, il s’atténue très efficacement avec les corrections automatiques, laissant une image homogène dès que l’on ferme d’un ou deux stops. Les aberrations chromatiques longitudinales et latérales, bien que maîtrisées globalement, apparaissent parfois à la périphérie des zones très contrastées, notamment en lumière dure ou rétroéclairée. Ces artefacts ne compromettent pas la lisibilité ou la qualité globale de l’image, mais ils rappellent que ce zoom, malgré son haut niveau optique, n’est pas dépourvu de petites faiblesses structurelles dans des conditions extrêmes.

Un autofocus réactif 

Tamron a équipé cet objectif de son système de motorisation autofocus VXD (Voice-coil eXtreme Torque Drive), une technologie déjà bien connue chez la marque pour sa rapidité, sa précision et sa quasi-absence de bruit. Sur le terrain, cela se traduit par une mise au point réactive, capable de suivre des sujets en mouvement  ou encore de verrouiller rapidement sur les yeux en portrait. Ce type d’autofocus est particulièrement apprécié des photographes hybrides, où vitesse et discrétion sont essentielles, que ce soit pour shooter un mariage, un événement ou une série de portraits en lumière naturelle. Couplé aux systèmes de détection des boîtiers Sony et Nikon, il offre une expérience fluide qui ne sacrifie rien à la réactivité. 

Le moteur autofocus de l’objectif Tamron 35-100mm f/2.8 Di III VXD se révèle rapide et fluide, assurant une mise au point toujours efficace sur tous les sujets.

La distance minimale de mise au point, particulièrement courte à 35 mm (22 cm), augmente encore la polyvalence de cet objectif. À cette distance, il offre un rapport de grossissement maximal de 0,33x, ce qui, pour un zoom de ce type, ouvre la porte à des prises de vues proches et créatives, presque aux frontières du travail macroscopique.

Avec une mise au point minimale de 22 cm à 35 mm et un rapport de grossissement de 0,33x, l’objectif Tamron 35-100 mm s’aventure aux portes de la proxy-photo, offrant des cadrages serrés et créatifs rarement possibles avec un zoom polyvalent de ce type.

Une construction pensée pour durer

Tamron n’a pas négligé l’aspect pratique. L’objectif bénéficie d’une construction résistante aux intempéries, un atout indispensable pour les photographes qui travaillent en extérieur, sous des ciels changeants ou dans des environnements où poussière et humidité sont des réalités quotidiennes. La prise en main est excellente grâce à un parfait équilibre entre légèreté et équilibre, bien que cela s’effectue au détriment de la stabilisation optique qui repose exclusivement sur celle intégré aux hybrides Sony et Nikon. La lentille frontale conserve un filetage de 67 mm commun à la majorité des optiques Tamron pour faciliter l’utilisation de filtres ND, polarisants ou protecteurs, par exemple. 

Avec seulement 119 à 121 mm de long pour un poids contenu autour de 570 g, l’objectif Tamron 35-100 mm f/2.8 conserve un format compact parfaitement adapté aux hybrides plein format, sans déséquilibrer l’ensemble boîtier-objectif.

Dans le détail, l’objectif se singularise par ses commandes bien calibrées et un toucher maîtrisé. La bague de mise au point manuelle et la bague de diaphragme tournent avec une douceur mesurée, suffisamment fluide pour les ajustements fins mais assez ferme pour éviter tout mouvement accidentel lors d’un affût photo. Un autre élément notable est l’intégration d’une commande personnalisable à trois positions. Placée à portée de pouce, cette petite molette permet d’assigner rapidement des fonctions utiles comme la correction de l’exposition, le verrouillage autofocus ou encore suivi du sujet sans que le photographe ait à quitter l’œil du viseur. 

Prix et disponibilité

Sur le plan commercial, ce nouveau zoom Tamron 35-100mm f/2.8 Di III VXD se positionne de manière compétitive avec un prix de 899 € en monture Sony E et de 929 € en monture Nikon Z, avec une disponibilité annoncée pour le 26 mars 2026. Il se montre ainsi plus abordable que certains zooms professionnels natifs Sony ou Nikon, tout en offrant une qualité optique et une ouverture qui en font un outil potentiellement aussi sérieux pour les usages exigeants. 

Bien qu’il ne couvre pas la plage ultra-large des classiques 24-70 mm, ni ne remplace un 70-200 mm pour des projets plus exigeants, il excelle dans le cœur des focales les plus utilisées en photographie humaine. Que ce soit pour capturer la vie quotidienne dans la rue, des portraits serrés ou des séries narratives en reportage ou mariage, cet objectif se révèle remarquable par son rendu, sa souplesse d’usage, et la façon dont il combine légèreté et performances optiques.

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