Matériel photo

Le zoom compact Tamron 20-40 mm f/2,8 arrive sur Nikon Z

Quatre ans après son lancement en monture Sony E, le Tamron 20-40 mm f/2,8 Di III VXD arrive enfin sur les hybrides Nikon Z. Cet objectif atypique combine un ultra grand-angle de 20 mm et une focale standard de 40 mm, tout en conservant une ouverture constante à f/2,8. Avec seulement 380 g sur la balance, une conception résistante aux intempéries et un autofocus rapide, il ambitionne de devenir le compagnon idéal des photographes de voyage, de paysage et de reportage. Mais que vaut réellement ce zoom particulièrement compact ? 

Une plage focale originale et polyvalente

Avec son nouveau Tamron 20-40 mm f/2,8 Di III VXD, le fabricant japonais poursuit sa stratégie consistant à proposer des zooms aux plages focales originales, privilégiant la compacité et la polyvalence plutôt que les amplitudes traditionnelles. Déjà commercialisé depuis 2022 pour les hybrides Sony, cet objectif fait désormais son entrée dans l’écosystème Nikon Z, où il vient enrichir une offre de plus en plus diversifiée. 

Contrairement aux classiques 16-35 mm ou 24-70 mm, ce Tamron propose une plage focale relativement courte, mais particulièrement intéressante en pratique. À 20 mm, il bénéficie d’un champ de vision très étendu, idéal pour la photographie de paysage, d’architecture, d’intérieur ou encore l’astrophotographie. À l’autre extrémité, la focale de 40 mm offre une perspective plus naturelle, parfaitement adaptée à la photographie de rue, au reportage et aux portraits environnementaux. Cette combinaison permet de passer d’une scène très large à un cadrage plus resserré sans changer d’objectif. En voyage, elle évite notamment de devoir alterner constamment entre un zoom ultra grand-angle et une focale standard. Le passage de 20 à 40 mm peut sembler limité sur le papier, mais il représente un doublement de la focale et permet de modifier sensiblement la composition d’une photographie.

Avec sa plage focale atypique de 20 à 40 mm, le Tamron 20-40 mm f/2,8 Di III VXD permet de passer d’un ultra grand-angle idéal pour les paysages et l’architecture à une perspective plus naturelle pour le reportage et la photographie de rue, sans changer d’objectif.

Cet objectif Tamaron présente également l’avantage de conserver une ouverture constante de f/2,8 sur l’ensemble de la plage focale. Elle facilite la photographie en intérieur ou en faible luminosité, tout en permettant de jouer avec la profondeur de champ, notamment à 40 mm. Un avantage non négligeable face aux petits zooms de kit dont l’ouverture maximale diminue rapidement lorsque l’on augmente la focale.

Un zoom f/2,8 de seulement 380 grammes

L’un des principaux arguments du Tamron 20-40 mm f/2,8 Di III VXD reste son impressionnante compacité. Dans sa version Nikon Z, il mesure seulement 88,7 mm de longueur pour 74,4 mm de diamètre et affiche un poids de 380 g. Il est ainsi à peine plus lourd que la déclinaison Sony E, qui se limite à 365 g. Ces dimensions particulièrement contenues permettent de conserver un ensemble relativement discret et bien équilibré sur un hybride Nikon Z. Associé à un Nikon Z6 III, un Z5 II ou encore un Zf, il constitue une solution intéressante pour photographier pendant plusieurs heures sans s’encombrer d’un zoom professionnel traditionnel.

Cette légèreté prend tout son sens en photographie de voyage ou de randonnée, où chaque gramme compte. Le Tamron peut facilement remplacer plusieurs focales fixes pour les photographes qui travaillent principalement entre l’ultra grand-angle et la focale standard. Il trouvera également sa place dans une petite sacoche, sans nécessiter le volume habituellement associé aux zooms lumineux. 

La construction reste néanmoins sérieuse. L’objectif bénéficie de plusieurs joints de protection destinés à limiter les infiltrations d’humidité et de poussière. Sa lentille frontale reçoit également un traitement au fluor facilitant l’élimination des traces de doigts, de l’eau et des salissures. Ces protections sont appréciables pour travailler en extérieur, même si elles ne rendent pas l’objectif totalement étanche.

L’ergonomie privilégie la simplicité, avec une large bague de zoom et une bague de mise au point électronique. La rotation du zoom s’effectue sur seulement 65°, permettant de parcourir l’ensemble de la plage focale d’un mouvement rapide. En revanche, il faut faire l’impasse sur une bague de diaphragme dédiée et sur les commandes physiques supplémentaires présentes sur certaines optiques haut de gamme. Enfin, le filetage frontal de 67 mm s’inscrit dans la logique de standardisation adoptée par Tamron sur de nombreux objectifs. Les photographes déjà équipés de filtres polarisants, ND ou de protection de ce diamètre pourront ainsi les réutiliser facilement.

Avec seulement 380 g sur la balance et moins de 9 cm de longueur, le Tamron 20-40 mm f/2,8 Di III VXD se distingue par son excellente compacité. Sa conception résistante à l’humidité, ses bagues de commande facilement accessibles et son format discret en font un compagnon idéal pour la photographie de voyage et le reportage.

Une formule optique optimisée pour la netteté

Sous son format compact, le Tamron 20-40 mm f/2,8 Di III VXD intègre une formule optique de 12 lentilles réparties en 11 groupes. Celle-ci comprend quatre éléments à faible dispersion LD, deux lentilles asphériques moulées en verre GM et une lentille asphérique hybride. Cette architecture vise à maîtriser les aberrations chromatiques, les distorsions et la perte de netteté sur les bords de l’image, tout en conservant les dimensions réduites de l’objectif. Le traitement antireflet BBAR-G2 contribue également à limiter les images fantômes et les reflets parasites lorsque des sources lumineuses intenses se trouvent dans le cadre.

La bonne nouvelle est que cette formule optique est identique à celle de la version Sony E, déjà largement éprouvée depuis 2022. On retrouve donc des résultats similaires, avec un rendu globalement très convaincant, particulièrement au centre de l’image. Dès la pleine ouverture à f/2,8, le niveau de détail est élevé et permet de photographier sans devoir systématiquement fermer le diaphragme. À 20 mm, le piqué progresse encore à f/4, avec une excellente restitution des textures fines et des petits détails. 

Avec ses 12 lentilles réparties en 11 groupes, dont plusieurs éléments à faible dispersion et asphériques, le Tamron 20-40 mm f/2,8 Di III VXD offre une excellente netteté au centre de l’image dès la pleine ouverture. Son traitement antireflet BBAR-G2 contribue également à préserver le contraste et la qualité des détails, même en conditions lumineuses difficiles.

La situation est un peu plus nuancée sur les bords et dans les angles extrêmes, où une certaine douceur peut être perceptible à pleine ouverture. Ce comportement ressort notamment sur les capteurs très haute définition, plus exigeants à l’égard des performances optiques. Pour photographier un paysage ou une architecture nécessitant une netteté homogène sur l’ensemble de l’image, fermer à f/5,6 constitue généralement un choix judicieux.

À 40 mm, le centre reste très détaillé, mais les coins demandent également de fermer le diaphragme pour atteindre leur meilleur niveau. Cette légère baisse d’homogénéité constitue l’un des compromis de la conception compacte. Elle reste cependant raisonnable au regard des dimensions et de la luminosité de l’objectif. Les aberrations chromatiques sont pour leur part bien contenues, y compris dans les zones à fort contraste. Le comportement face au contre-jour est également satisfaisant, même si des reflets peuvent apparaître avec certaines positions du soleil ou des sources lumineuses artificielles.

Concernant les distorsions, elles sont naturellement plus sensibles à 20 mm. Les corrections intégrées aux boîtiers ou appliquées dans les logiciels de développement permettent toutefois de les maîtriser efficacement. Il faudra simplement conserver une petite marge de cadrage lorsque l’on photographie des architectures ou des scènes présentant de nombreuses lignes droites. Dans l’ensemble, Tamron réussit à préserver une excellente qualité d’image au centre, sans sacrifier excessivement les performances périphériques. 

Le Tamron 20-40 mm f/2,8 Di III VXD conserve un excellent niveau de détail au centre de l’image, mais les angles se montrent légèrement plus doux à pleine ouverture. Fermer le diaphragme à f/5,6 permet d’obtenir une netteté plus homogène, particulièrement appréciable en photographie de paysage et d’architecture.

Un autofocus VXD rapide et silencieux

Pour assurer la mise au point, l’objectif Tamron 20-40 mm f/2,8 Di III VXD repose sur un moteur linéaire VXD. Ce système, déjà employé sur plusieurs objectifs haut de gamme du fabricant, est conçu pour offrir une mise au point rapide, précise et particulièrement discrète. Il assure une excellente réactivité de l’autofocus. Le passage d’un sujet proche à un élément plus éloigné s’effectuait rapidement, sans hésitation excessive dans de bonnes conditions lumineuses. Cette efficacité rend le zoom parfaitement adapté à la photographie de rue, aux scènes spontanées et au reportage.

Le fonctionnement presque silencieux du moteur présente également un intérêt particulier en vidéo, où les bruits mécaniques peuvent facilement être enregistrés par les microphones embarqués. Sur les hybrides Nikon Z, l’objectif peut tirer parti des principales fonctions de mise au point proposées par les boîtiers compatibles, notamment le suivi des sujets et la détection des visages et des yeux. 

Autre caractéristique particulièrement intéressante : le Tamron 20-40 mm f/2,8 Di III VXD peut effectuer la mise au point à seulement 17 cm à la focale de 20 mm. À cette distance, l’objectif atteint un rapport de reproduction maximal de 1:3,8, soit un grossissement d’environ 0,26x. Sans véritablement remplacer un objectif macro, il permet donc de réaliser des gros plans convaincants sur des fleurs, des objets du quotidien, des plats ou des détails architecturaux. À 40 mm, la distance minimale de mise au point passe à 29 cm, pour un rapport de reproduction de 1:5,1. Cette configuration permet de réaliser des cadrages plus serrés, avec une perspective moins accentuée et un arrière-plan plus facilement flouté.

Avec une distance minimale de mise au point de seulement 17 cm à 20 mm, le Tamron 20-40 mm f/2,8 Di III VXD permet de réaliser des gros plans originaux tout en conservant une large portion de l’environnement. Son rapport de reproduction maximal de 1:3,8 offre de belles possibilités créatives pour photographier les fleurs, les petits objets et les détails du quotidien.

Une alternative intéressante aux zooms Nikon Z

Le Tamron 20-40 mm f/2,8 Di III VXD en monture Nikon Z sera commercialisé à partir du 22 octobre 2026 au tarif de 799 €, offrant ainsi une nouvelle alternative aux zooms grand-angle traditionnels. Face au Nikon Z 14-30 mm f/4 S, le Tamron privilégie une ouverture maximale supérieure d’un diaphragme et une plage focale qui se prolonge jusqu’à 40 mm. Il se montre donc potentiellement plus polyvalent pour les scènes du quotidien et les photographies en faible lumière. En revanche, le Nikon conserve l’avantage pour les paysages très ouverts et l’architecture grâce à sa focale minimale de 14 mm.

Le Tamron se distingue également des zooms standards 24-70 mm f/2,8 par son encombrement nettement réduit. Il perd naturellement en polyvalence du côté des longues focales, mais gagne quatre précieux millimètres au grand-angle. Une différence importante lorsqu’il faut photographier dans une petite pièce, cadrer un monument imposant ou accentuer la perspective d’un paysage. Il peut ainsi constituer un excellent premier objectif pour les photographes qui privilégient les focales courtes. Associé à un téléobjectif compact, il permettra également de constituer un équipement relativement léger, couvrant la majorité des situations rencontrées en voyage. Sur un hybride Nikon DX, comme les Nikon Z50, Z50 II ou Zfc, le Tamron 20-40 mm f/2,8 propose une plage focale équivalente à 30-60 mm en plein format. Il perd alors son caractère ultra grand-angle, mais devient un petit zoom standard lumineux, parfaitement adapté à la photographie du quotidien.

Partager cet article

Valentin Lefort

Valentin Lefort est journaliste spécialisé en photographie et fondateur de Vivre-de-la-photo.fr. Passionné par l’image depuis de nombreuses années, il partage son expertise à travers des guides, conseils techniques et tests de matériel destinés aussi bien aux débutants qu’aux photographes confirmés. Son approche mêle terrain, pédagogie et expérience professionnelle afin d’aider chacun à progresser et à développer sa créativité photographique.

Une réflexion sur “Le zoom compact Tamron 20-40 mm f/2,8 arrive sur Nikon Z”

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *